Les amortisseurs et suspensions font partie des pièces mécaniques les plus sollicitées d’un véhicule. Lorsqu’une voiture devient une épave, ces composants doivent être retirés et traités selon une filière spécifique. Leur recyclage permet de récupérer des matières premières tout en éliminant les fluides polluants.
Pourquoi recycler les amortisseurs et suspensions ?
Un amortisseur contient de l’huile hydraulique sous pression, souvent mélangée à un gaz (azote). Si ce fluide n’est pas correctement extrait, il peut contaminer les sols et les nappes phréatiques. La réglementation française impose donc une dépollution obligatoire des amortisseurs avant toute destruction du véhicule. Cette opération est réalisée par des centres agréés VHU, qui percent les corps d’amortisseurs pour vidanger l’huile, puis la collectent séparément pour un recyclage énergétique ou une régénération.
Les ressorts de suspension, quant à eux, sont en acier à haute résistance. Ils sont triés et envoyés en filière de recyclage métallique. La ferraille obtenue est fondue pour produire de nouveaux aciers, réduisant ainsi l’extraction de minerai.
Étapes du recyclage chez un épaviste agréé
1. Démontage : Les amortisseurs et suspensions sont déposés par l’épaviste lors de la phase de dépollution mécanique. Sur certains véhicules, notamment ceux équipés de suspensions pneumatiques ou hydrauliques complexes, des précautions supplémentaires sont nécessaires.
2. Vidange des fluides : Chaque amortisseur est percé ou démonté pour récupérer l’huile, qui est stockée dans des fûts étanches. Cette huile sera ensuite traitée comme un déchet dangereux.
3. Tri des matières : Les composants en acier, aluminium (pour certains châssis de suspension) et caoutchouc (soufflets, silentblocs) sont séparés manuellement ou mécaniquement.
4. Valorisation : Les métaux sont compactés et expédiés vers des fonderies. Le caoutchouc peut être broyé pour servir de combustible ou de charge dans des matériaux de construction.
La filière réglementée en Île-de-France
En Île-de-France, les centres agréés VHU comme Epavisteo respectent scrupuleusement la norme NF X30-455. Tous les amortisseurs et suspensions doivent être traités dans les règles pour obtenir le certificat de destruction. Les pièces encore en bon état peuvent être revendues comme pièces d’occasion sur le marché de la réparation automobile, ce qui prolonge leur durée de vie et évite un recyclage prématuré. C'est une pratique courante dans les casses automobiles agréées.
Par exemple, les automobilistes de Jouars Pontchartrain peuvent confier leur véhicule hors d'usage à un professionnel local qui assurera la dépollution complète des suspensions.
Avantages pour l’environnement
Le recyclage des suspensions permet d’éviter le rejet d’huiles usagées dans la nature. Chaque amortisseur contient en moyenne 0,15 à 0,25 litre d’huile. Rapporté aux 1,5 million de VHU traités chaque année en France, cela représente des milliers de tonnes de fluides dangereux maîtrisés. De plus, la récupération de l’acier des ressorts et des tubes économise une quantité significative d’énergie par rapport à une production primaire.
Faire appel à un épaviste agréé
Pour garantir une destruction conforme et un recyclage optimal de chaque élément de votre véhicule, il est indispensable de s’adresser à un épaviste titulaire d’un agrément préfectoral. L’enlèvement de votre épave est gratuit et vous recevez un certificat de destruction officiel.
Besoin de vous débarrasser d’une épave ? Profitez de notre enlèvement gratuit 7j/7 partout en Île-de-France. Contactez-nous au 01 72 18 02 51 pour une prise en charge rapide et sans engagement.

